dimanche 11 novembre 2007

Le 11 novembre à Pondicherry

Tout d'abord un peu d'histoire:
Pondichéry entre dans l'histoire de France lorsque la Compagnie française des Indes orientales achète en 1673 un petit village côtier au sultan de Bijapur. Pondichéry devient ainsi la tête de pont des intérêts commerciaux de la France en Inde. En 1742 la ville est dirigée par Joseph François Dupleix . C'est sous son mandat, et grâce à lui, que Pondichéry connaît son apogée.
Après plusieurs occupations anglaises, dont 1778-1785 et 1793-1814, les Français en récupèrent le contrôle total seulement en 1816, sans jamais cependant y retrouver la gloire d'antan, avec interdiction d'y posséder fortification et garnison (police seule autorisée). Depuis lors, Pondichéry n'est plus alors qu'une escale vers l'Indochine où se focalisera l'intérêt de la France pendant le XIXe siècle.
En 1954, suite à des négociations avec l'Inde indépendante, la France prend la décision de céder l'ensemble de ses territoires à l'Inde. Le 1er novembre 1954 a lieu le transfert de facto. Le traité de cession sera signé en 1956 et le parlement français qui avait fait patienter le gouvernement indien jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie, le ratifiera en août 1962 (transfert de jure). Pendant une période de six mois, les habitants des comptoirs auront la faculté d'opter pour la nationalité indienne ou française, selon leur domiciliation au moment du transfert et suivant les modalités du traité pas très simples et toujours sujettes à controverse, ou ne rien faire (perte de l'ancienne nationalité).
Voilà la raison pour laquelle nous sommes allés commémorer l'armistice du 11 novembre 1918 .
Le matin, 7h00, messe à la cathédrale Sainte Jeanne d'Arc. Ensuite, direction le Monuments aux Morts pour la cérémonie.

Le Monuments aux Morts
La fanfare de la police nous a interprété l'hymne indien et la Marseillaise (avec brio et un peu d'impro...)

Les associations d'anciens combattants, de médaillés.


Les enfants de l'école française de Pondicherry ont chanté la Marseillaise également.

La photo souvenir.

Puis nous avons été invités par les associations à partager le repas au restaurant "le rendez-vous" avec de drôle de gardiens et en français dans le texte!!!.
Environ dix mille Français vivent à Pondichéry qui est le siège d'un important Consulat français couvrant également tout le sud de l'Union indienne. On peut encore voir des traces de l'influence française : le consulat, l'Alliance française, le Lycée Français, l'École française d'Extrême-Orient (EFEO), les noms de rue parfois encore inscrits en français, les képis des policiers, etc.

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